La guerre des nouilles à la soupe américaine

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Ce soir nous auront enfin la conclusion de cette élection américaine digne des meilleurs “soaps” américains. Même les scripteurs de “Santa Barbara” ont pris des notes.

Que vous soyez des Trumpeux ou des Clintaux, vous ne l’êtes pas seulement par manque de choix, vous faites partie de la confrontation entre la continuité et la frustration. Les Américains sont «pris» pour choisir entre Donald ou Hillary, parce que la colère du peuple a été ignoré depuis trop d’années.

Cette colère est due au fait qu’il n’y a personne dans le monde politique qui était à l’écoute du vrai monde. Les politiciens sont entourés de leurs groupies, des groupes de pression et doivent agir dans l’intérêt de leurs donateurs. Le peuple n’a qu’à subir. A petite dose de mépris, personne ne prendra les armes qu’ils se disent.

Les politiciens s’acharnent à parler dans un langage épuré qui ne fâche personne, mais qui ne veut surtout plus rien dire. A un point tel, que l’électeur s’endort ou ferme la télévision après 2 minutes.

Les endormis ne veulent surtout pas être réveillés. Ils sont tellement bien dans un environnement bien contrôlé sans devoir faire l’effort de réfléchir… L’animal bien domestiqué a trop besoin de son maître, sinon il se laissera mourir s’il ne lui donne pas son bol de nourriture, même à moitié vide.

Ceux qui ferment la télé grogneront dans leurs salons et quelques fois iront refaire le monde au bar du coin avec d’autres frustrés qui se sentent ignorés et incompris. Les “angry white men” que l’on les nomme, mais aux States la couleur n’a plus d’importance.

J’ai toujours trouvé drôle de nous voir avec notre air hautain et méprisant regarder les Z’Américains, sans avoir le courage de nous regarder dans un miroir, de peur que l’image nous ramène sur terre.

Au Québec, si on ne se donne pas les moyens d’avoir une oreille attentive à l’Assemblée nationale, d’avoir des gens qui ne font pas juste du blabla pour leurs intérêts partisans, des citoyens qui sont vraiment prêts à mettre leur vie de côté pour servir leurs pairs, la colère du peuple québécois va continuer de grandir et un beau jour c’est nous qui serons confrontés à un choix aussi médiocre que la soupe politique présidentielle américaine.

L’enjeu de l’élection partielle dans le comté d’Arthabaska n’est pas de choisir un gouvernement ni de dire « oui » à un pays. L’enjeu est de montrer aux élus que la démocratie, c’est n’est pas de fermer notre gueule entre deux élections. Ayez le front d’agir pour renouveler la façon de faire la politique et redonner espoir en la démocratie au Québec.

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Guy Morin

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